Archive pour la catégorie Mère Blabla est en cloque

Stand bye

C’est le mot qui me caractérise en ce moment.

 

 

Je suis en stand bye. J’attends. Que le temps fasse son œuvre et que Mamzelle B pointe le bout de son nez.

En attendant, ben… j’attends.

 

J’ai l’impression de ne rien pouvoir démarrer, de ne rien pouvoir faire tant que la mistinguette ne sera pas née.

Que ce soit ici sur ce blog ou ailleurs dans ma vie. J’attends, je vous lis, j’attends, je discute avec ma maman (arrivée dimanche pour s’occuper de Miss B quand l’heure H du jour J arrivera), j’attends, je me dis que les contractions c’est chouette mais franchement ça serait plus pratique que je perde les eaux pour éviter les fausses alertes et puis surtout j’attends. Ah et puis je regarde la télé aussi. Vu que ma mère est là, je la laisse pas trop toute seule, ça serait pas cool. Ça n’ajoute pas beaucoup à ma culture (Top Chef, La vérité si je mens 2 et Recherche appart à mon actif) mais ça m’occupe un peu.

 

J’ai fait ma valise pourtant! Donc franchement elle pourrait se pointer je veux dire…

 

Demain, je dois refaire une prise de sang que j’avais faite début janvier et dont les résultats ne sont valables qu’un mois. Rien que pour ça j’aurais aimé accoucher aujourd’hui.

Demain aussi, j’ai monito de contrôle avec la sage femme.

Lundi j’ai rendez vous avec mon gynéco pour planifier un déclenchement. Je prie pour ne pas avoir à aller à ce rendez vous et que Mamzelle B sera déjà avec nous à ce moment là.

 

Enfin voilà, je suis en pause.

 

On se revoit quand je serai en mode lecture! Et n’oubliez pas de participer à mon concours des 100 premiers coms!

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Déni d’accouchement

Tu vois je me disais il y a 5 minutes: ‘Il est 14h30, je viens de dormir 3 heures (mais c’est pas ma faute, je m’endors pas avant 2h du mat et ma fille me réveille à 05h30 la traitresse), je ne vais donc pas retourner me coucher, qu’est ce que je pourrais bien faire?’ Une pensée me traverse (pensée persistante ces derniers jours d’ailleurs): ‘Et si je faisais ma valise de maternité?’ (Je te rappelle que je dois accoucher le 5 février donc dans genre deux semaines et demi). Et là je me dis: ‘Oh ben non, je vais faire un article plutôt’.

 

C'est quand même le foutoir cette valise...

 

Les jours d’avant j’ai pas fait ma valise de mater because:

- J’avais pas reçu mon pantalon de jogging soldé de chez Kiabi acheté pour la mater. Indispensable pour ne serait ce que sortir la valise du garage. Mais bon là je l’ai eu hier alors faut que trouve autre chose. Ah ouais je sais, j’ai pas reçu le doudou de Mamzelle B. Donc bon je peux pas faire la valise c’est évident. (Edit du19/01 au soir: damned, j’ai reçu les doudous aujourd’hui, je suis fichue!)

- J’avais poney (ou piscine, c’est comme tu veux)

- J’avais des cartes de vœux à faire.

- Il était impératif que je joue à WOW. (impératif je te dis)

- J’avais sieste (et ça c’est pas faux)

 

Enfin tu l’auras compris j’ai autant envie de faire cette valise qu’une princesse a envie de dormir sur un petit pois (paye ta comparaison mais faut m’excuser je suis enceinte et tout le monde sait que le nombre de neurones dans la tête d’une femme enceinte est proportionnel au nombre de jours qu’il lui reste à tirer).

 

Pourquoi?

Je pense que je fais un ‘déni’ d’accouchement. Tu vois genre si je fais pas ma valise et ben c’est facile Mamzelle B va pas se pointer. Oh j’ai bien envie de la voir c’est pas le problème mais bon quand même c’est pas très pratique tout ça. Ma Miss B qui va pleurer d’avoir une maman moins disponible, moi qui vais devoir me dédoubler pour gérer mes deux filles (oui elles ont un papa mais qui bosse beaucoup et qui fait du sport le mercredi soir alors il faut que je gère ALONE), toute une organisation à repenser (ça fait genre je suis super organisée ce qui n’est pas exactement vrai en fait), un gros chamboulement quoi. Alors on me dit que c’est inévitable ce que je comprends à un certain niveau de ma pensée. Mais mon premier niveau de pensée c’est quand même que ce serait pratique de repousser tout ça un peu (reculer pour mieux sauter…).

 

Donc ce qui risque fort de se produire c’est ça:

- Je vais me retrouver à préparer ma valiser de maternité dans la précipitation et les contractions. Oubliant ainsi la moitié, voire les trois quart de ce que je voulais emmener. Et puis avec un peu de cul j’accoucherai dans la voiture vu que j’aurai tardé à partir.

- Je vais devoir me pencher sur le choix du faire part après la naissance vu que pour l’instant je n’y ai pas jeté le moindre coup d’œil.

- On va devoir courir après le matériel de puériculture qui est dans le garage et qu’on n’a pas ressorti (la nacelle et le transat étant les exemples les plus flagrants, la baignoire on doit en changer rapport que les chats ont fait tomber celle qu’on avait et qu’elle est cassée…). Ça peut sembler anodin mais à côté d’une excursion dans notre garage, Koh Lanta c’est de la gnognotte.

- Je n’aurai pas de tapis à langer vu que je ne bouge pas mes fesses jusque chez Ikea. Et que ce sera tellement plus drôle d’y aller avec un nourrisson.

- Et surement d’autres trucs que mon cerveau me cache avec soin, histoire de me ménager.

 

Alors si vous pouviez m’envoyer des coups de bottes aux fesses virtuels (mes fesses ne sont pas virtuelles, elles sont très présentes en ce moment, c’est pas un soucis), histoire que je fasse cette put** de valise! (Et au passage que j’accepte complétement l’arrivée imminente d’un petit être dans notre famille) Ça serait sympa (mais oubliez pas de nettoyer les bottes avant hein).

 

Et toi? Tu fais l’autruche? T’es prête dès le 6° mois de grossesse? Ou t’as préféré opté pour le déni de grossesse, histoire de voir les choses en grand?

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I had a dream

Cette nuit j’ai rêvé que j’accouchais. Ça va te paraitre con à moins de 4 semaines du terme, mais c’est la première fois pour cette grossesse ci. Et puis quel accouchement.

 

C'était ça ou te mettre une photo d'accouchement gore. J'ai opté pour le bébé mignon.

 

Je te raconte.

 

Alors déjà il y avait toute ma famille, genre mon père, ma mère, ma sœur, mon mari, ma fille of course. Enfin toute la famille (ou presque, je ne me souviens plus si mon frère était là) était chez moi le jour de l’accouchement. Or c’est pas exactement prévu comme ça. Mais bon passons.

En fait on passait la journée ensemble et rien de particulier ne se passait. Sauf qu’à la fin de la journée, vlan Mamzelle B naissait.

Et comme ça. C’est à dire que je n’avais aucune contraction, aucune douleur, j’étais dans ma salle de bain et paf elle sortait. Dans mon rêve, j’avais un black out sur ce moment là et mon mari remplissait les trous (figurativement hein, je te rappelle que je viens d’accoucher à ce moment là. Sans compter que toute ma famille est là. Dans mon rêve. Nan c’est pas confus.) en me disant que je m’étais mise à tressauter et à pousser fort et tada un nouveau bébé à la maison.

Après je donnais la tétée au bébé et je la mettais dans son berceau cododo. Et je l’oubliais un peu je crois. Mais elle allait bien quand même. Je me souviens que je la montrais à sa sœur en lui expliquant que c’était le bébé qui était dans le ventre de maman avant.

Et mon père me disait: ‘Ah tu as accouché à 21h, je voulais t’emmener à la clinique à 17h mais comme rien ne s’annonçait j’ai pas fait. J’aurais dû.’

 

Enfin c’était un accouchement peu conventionnel. Je pense que lire des articles sur des accouchements à domicile ça m’a fait rêver d’un AAD pour moi. Alors qu’en fait je suis trop une stressée de la vie et donc j’aurais peur d’un AAD. Sans compter que j’ai pas très envie d’avoir mal. Ça tombe bien dans mon rêve c’était carrément indolore (comment ça c’est pas pareil dans la vraie vie?).

 

Ce que mon père vient faire dans le schmilblick, surtout avec sa remarque de m’emmener à la maternité je ne sais pas. Peut être que j’ai peur de mes responsabilités et que la figure du père protectrice me permettait de m’en défaire…

 

Le passage sur Miss B ne m’étonne pas, c’est ma préoccupation number one du moment. Elle a bien compris qu’il y avait un bébé dans mon ventre, ça la travaille, elle ne parle que de bébé en ce moment. Mais le passage à un bébé hors du ventre et dans les bras de maman, je l’appréhende quand même. Parce que ma ‘grande’ fille n’est jamais qu’une petite fille qui a encore beaucoup besoin de sa maman (et de ses bras. Je pense donc m’en faire greffer une paire ou deux). Elle n’a jamais que 19 mois. Rien que le séjour à la maternité, ça me fait flipper parce que je n’ai pas encore réussi à lui expliquer. J’ai un peu peur d’aborder le sujet à vrai dire… Enfin, j’imagine qu’on va y arriver. Il n’y a pas de raison, comme on dit, les autres l’ont fait, pourquoi pas nous? (Sauf que moi je veux le faire bien! Pas juste traverser l’orage et survivre…)

 

Tu l’auras compris le jour J se rapproche et avec lui toutes mes inquiétudes par rapport à ce grand chamboulement dans nos vies. Ne te trompe pas, je suis très heureuse d’agrandir la famille mais bon je suis comme ça, dés qu’on sort des chemins connus, battus et rebattus je balise sec. Alors là forcément, c’est le stress.

 

Et toi? Tu rêves de ton accouchement? Tu as agrandi ta famille et tu as eu peur? Ça s’est bien passé (ou mal, vas y fais moi peur!)?

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On m’a enfin dit que j’étais trop grosse!

Nan mais c’est vrai mon gynéco est trop sympa, il ne m’avait pas encore fait de remarque! Il ne m’en a toujours pas fait d’ailleurs. Une crème ce médecin.

 

Là c'est moi quand je me retourne dans mon lit. Note la grâce (non pas la grasse je te vois venir).

 

Mais tu vois aujourd’hui, j’avais mon rendez vous de pré anesthésie. C’est obligatoire dans la clinique où je vais accoucher même quand on ne veut pas de péridurale, je ne sais pas si c’est le cas ailleurs également. (Il est entendu que moi je veux une péridurale hein, mais je précise pour ton information). Après avoir galéré pour me garer parce que le parking de la clinique était, comme d’habitude, plein à craquer et donc m’être garée dans un parking payant à 700 m, je suis arrivée pile poil pour mon rendez vous. Les secrétaires étaient ultra speed, j’étais impressionnée, je pense qu’elles bossent sous cocaïne (contrairement au nouveau copain de Cranemou). Je n’ai donc quasiment pas attendu avant de rencontrer l’anesthésiste. C’était une femme tout à fait sympathique, à qui je ne donnais que de bonnes réponses (‘Des allergies?’ ‘Non’, ‘Des traitements?’ ‘Non’, ‘Des antécédents de truc ou de machin?’ ‘Non’…) et tout se passait parfaitement jusqu’à ce qu’elle me demande de relever mon t-shirt.

 

Là au début je me dis ‘Quand même on se connait à peine, c’est un peu rapide non?’ et puis j’ai compris que c’était à des fins médicales (bon ça m’arrange j’aurais pas su comment expliquer ça au Père Truc). Alors moi je veux bien relever mon t-shirt, je suis pas mijaurée, mais en fait ça allait être compliqué parce qu’aujourd’hui je portais le merveilleux mood kit que m’a prêté Marie. Donc d’abord fallait que je vire mon gilet, puis que j’enlève ma robe, et enfin que je dégrafe le mood kit (qui se pressionne sous la poitrine, donc en fait tu descends ton fut plus que tu ne remontes ton t-shirt). Après ce strip tease ultra sexy de la baleine que je suis (cf. illustration plus haut), la dame me prend la tension (jusque là tout roule, tension parfaite), m’écoute le cœur ou les poumons je ne sais pas bien et me demande de lui tirer la langue en ouvrant grand la bouche et en penchant la tête en arrière (ça j’ai pas bien compris à quoi ça servait mais elle avait l’air contente). Et puis elle me demande de prendre la position de la péridurale, c’est à dire que tu baisses les épaules et que tu t’enroules autour de ton ventre. Et elle touche ma colonne vertébrale, a priori pour trouver les points qui vont bien pour injecter l’anesthésiant. Et c’est là que le couperet tombe: ‘C’est profond quand même. Avancez un peu vos fesses sur la chaise et réessayez s’il vous plait.’ Je m’exécute. Mais c’est toujours profond. En clair, j’ai un bon coussin de graisse à l’arrière, donc elle a un peu de mal à sentir ce qu’elle veut. En gros, je suis grosse…

 

Elle m’a gentiment demandé d’essayer de ne plus prendre de poids tout en me disant qu’elle savait que c’était compliqué. Non franchement, elle a été très sympa je ne peux pas dire. Avant l’examen, elle n’avait pas pipé un mot quand je lui ai donné mes poids (avant, après, tous les deux fort hauts), pas de moue réprobatrice rien. Je crois qu’elle a juste été honnête sur son affaire de profondeur. D’où ma nouvelle angoisse, est ce que si le coussin venait à s’épaissir (comme en témoigne la plaquette de côte d’or sur mon bureau à cet instant précis), je pourrais ne pas bénéficier de péridurale? (Évidemment, j’ai dit que je n’avais pas de question tu penses, ça me vient toujours après de toute façon).

 

Dites moi mesdames en surpoids certain, vous avez eu ce problème? Et ça vous a empêché l’anesthésie? Ou bien, le médecin a juste un peu galéré et c’est passé quand même?

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Moi d’abord!!

Attention! Article à haut potentiel en suspens!

 

Hier je suis allée au supermarché.

 

(Je t’avais prévenue. Ça déménage par ici.)

 

Trêve de plaisanterie (enfin peut être que certaines essaieront de se taper l’incrust, je peux pas prévoir). Si je te dis ça, ce n’est pas pour faire de l’ombre au célèbre ‘Aujourd’hui, j’ai mangé une pomme‘. Non c’est parce que comme je suis allée au supermarché, je suis aussi passée à la caisse (de rebondissement en rebondissement, n’est ce pas!).

 

Et donc: file d’attente + femme enceinte de plus de 7 mois = priorité ou pas priorité? (Ah, ah, tu vois qu’il y avait un but à ma construction Hitchcockienne!)

 

Enfin un qui a tout compris!

 

Ma politique à moi est la suivante: je suis enceinte de beaucoup de mois, ça se voit (voire ça crève les yeux tellement je suis énorme… Mes yeux à moi sont pas crevés mais ils pleurent quand ils voient mon ventre la montagne qui me sert de ventre) et donc si les gens devant moi souhaitent me laisser la priorité, ils le feront. D’eux même je veux dire. Et si ils le font pas tant pis, j’irai pas pleurer.

 

Sauf que visiblement c’est une politique toute pourrite. La preuve par l’exemple:

 

Situation 1:

 

Je suis dans un grand hypermarché. Il y a du monde au caisse (vive Noël). Je choisis (intentionnellement comme le mot choisir l’indique) une caisse prioritaire femmes enceintes et handicapés. Je me mets sagement dans la queue en espérant que les personnes devant me laisseront passer.

Et me fais la réflexion que je suis bien naïve quand même vu que personne ne bouge. Au bout de quelques minutes, la personne devant m’indique que je devrais aller à une caisse prioritaire. Donc là forcément je lui montre le panneau et lui dis que nous sommes déjà à une caisse prioritaire. Sur le coup, elle est obligée de me laisser passer.

Et je me fais limite engueuler: ‘Il faut le dire aussi, on ne peut pas deviner (ben oui tu penses, j’ai naturellement la circonférence de Hardy…). Et puis, parfois, les femmes enceintes ne veulent pas qu’on leur laisse la place parce qu’elles nous répètent qu’elles ne sont pas handicapées (et c’est pour ça que je suis allée à une caisse prioritaire d’ailleurs. Et puis même si ça avait été le cas, ça n’empêche pas de proposer, j’aurais juste décliné poliment.)’ Et la personne derrière moi de surenchérir en disant qu’il fallait que je fasse valoir mes droits. Sachant qu’à aucun moment, je ne me suis plainte du fait qu’on ne m’ait pas laissé passer (à haute voix en tout cas) je n’ai pas bien compris pourquoi je méritais ce laïus. Le plus ‘drôle’, c’est que la nana qui m’avait laissé passer voulait que les gens devant elle me laissent la place (attends pas de raison qu’il n’y ait qu’elle qui trinque non mais!). Alors même que ces personnes avaient déjà vidé leur caddie sur le tapis. Je te laisse imaginer le bazar si j’avais voulu les déloger à tout prix…

Et puis, comme les gens qui m’ont ‘laissée’ passer et la fille derrière moi avaient des atomes crochus, ils ont embrayé sur ‘Y a plus de respect ma pov dame.’ et en moins de 20 secondes on en était à l’insécurité. Impressionnant. On ne m’enlèvera pas de l’idée que le ‘Il n’y a plus de respect de nos jours’ assené alors qu’ils m’ont regardée un bon moment avec mon gros ventre sans bouger d’un iota avant de se faire ‘avoir’ par un panneau qu’ils n’avaient pas vu est d’une hypocrisie finie.

 

Situation 2 :

 

Hier donc je vais au supermarché (on y revient). C’est un petit supermarché ce coup ci qui est à 10 minutes à pied de chez moi. On y est passées avec Miss B pour acheter un peu de boisson (tu vois que je ne résiste pas à l’envie de te raconter des anecdotes passionnantes de ma vie tout de même). Comme c’est un petit supermarché, il n’y a pas de caisse prioritaire à strictement parler. Nous arrivons à la caisse (blindée) avec un combo que j’imagine gagnant: bébé de 18 mois en poussette (qui s’impatiente – le bébé pas la poussette hein, elle elle est très patiente) + 4 articles en tout et pour tout + maman enceinte de 7.5 mois. Au feeling, tu pourrais imaginer qu’on va nous laisser passer. Et fidèle à ma maxime (toute pourrite je te le rappelle), je ne dis rien. Et donc, fatalement, malgré des regards appuyés des gens devant moi (surement en train de déterminer si je cachais un oreiller sous ma tunique ou si j’étais vraiment enceinte), je reste à ma place. Et je ne dis toujours rien.

Au moment de passer à la caisse, la caissière me dit: ‘N’hésitez pas à nous signaler que vous êtes enceinte pour qu’on vous fasse passer. Je suis désolée je ne vous avais pas vue. Je peux même faire ouvrir une caisse pour vous si vous êtes fatiguée.’ J’ai trouvé cette caissière adorable, parce que je me doute qu’elle a autre chose à faire que de scruter sa file d’attente. Mais dans l’absolu je trouve que ce n’est pas à elle de me faire passer devant mais plutôt à mes camarades clients de me laisser ou non la place. Je pense que les caissières ont suffisamment de trucs chiants à gérer comme ça, sans prendre ça sur elles en plus.

 

Où est ce que je veux en venir moi avec tout ça? Parce que mince ils ont raison les gens! Je demande pas alors je pourrais assumer!

 

Et bien justement normalement j’assume, je ne fais de reproche à personne. Ce que je n’aime pas c’est quand on m’en veut de n’avoir pas demandé la priorité. C’est comme si les gens avaient l’impression qu’en ne m’accordant pas la priorité alors qu’ils ont vu que j’étais enceinte, ils se mettaient dans une ‘mauvaise’ position. Et ensuite, quand ils sont forcés de me laisser la priorité parce que quelqu’un d’autre me l’a laissée ou que la caissière me fait passer devant, ils se sentent pris en défaut et peut être même un peu humiliés. Si j’avais demandé d’entrée à passer devant, ils ne seraient pas passé pour des ‘méchants’. Limite ça aurait été moi la méchante, vu que j’aurais profité sans vergogne de mon statut (alors que bon je suis pas handicapée hein).

 

Bon alors peut être que je me plante totalement dans mon analyse, mais c’est vraiment l’impression que je ressens. Qu’en ne faisant pas valoir ‘mes droits’, je les mets dans une position inconfortable:

- Soit ils me laissent passer et ils ont la morale pour eux mais ils m’ont laissé passer sans que je l’ai demandé et donc ça les gratte un peu quand même.

- Soit ils laissent courir en espérant ne pas se faire forcer la main, prenant donc le risque de passer pour des malotrus.

 

Alors qu’est ce qui cloche? C’est moi et ma politique toute pourrite? C’est les gens et l’égoïsme de notre société (moi je vous le dis, Y a plus de respect! – sic)? C’est la priorité qu’on ne devrait pas du tout laisser aux femmes enceintes? Donne moi ton avis ça m’intéresse!

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L’écho 3D un danger pour les bébés?

J’ai vu hier soir au JT de la 2 que les gynécologues mettaient en garde contre les échographies cosmétiques en 3D car l’abus d’onde serait dangereux pour le fœtus.

 

Oh un bébé! (Crédit Photo: journaldesfemmes.com)

 

J’ai été pas mal interpellée par cette position du fait des pratiques appliquées dans le cabinet gynécologique où je suis suivie.

 

En effet, depuis mon premier rendez vous de suivi de grossesse et à chaque rendez vous (échographie officielle ou pas), j’ai eu droit à une écho de routine. Pas forcément longue mais il y en a une à  chaque fois… Donc forcément d’apprendre que les ondes pourraient provoquer des malformations du cerveau du fœtus je trouve ça un peu stressant quand même. Surtout que lors de la deuxième écho (souviens toi j’en avais parlé ici), c’est une écho en 3D qui est effectuée. Qu’on le souhaite ou non, c’est par défaut. J’imagine que si tu t’opposes fermement à ce que l’écho se fasse en 3D, ils ne te forcent pas la main. Mais ça ne m’est même pas venu à l’esprit, malgré le peu d’intérêt que j’ai pour cette technique d’ailleurs (voir mon bébé en 3D dans mon ventre ne me fait ni chaud ni froid, du moment que je sais qu’il va bien).

 

Alors qu’en penser? Est ce que mes gynécos sont inconscients et mettent mon fœtus en danger sans raison valable? Ou bien, est ce qu’on psychotte inutilement autour des échos 3D?

 

J’ai eu beau effectuer quelques recherches sur le sujet, à part une référence à une étude Lancet qui indiquerait que les bébés ayant subi moins d’échographies sont plus gros à la naissance (dans ce cas là je vais continuer les échos!) et une recommandation de l’AFSSAPS de limiter les échographies 3D, je n’ai rien trouvé de scientifique et clair. Il faut dire que dès qu’on fait une recherche sur écho 3D les premières places du classement sont trustées par des boites pratiquant les échographies cosmétiques. Pour l’objectivité, on repassera.

 

Je suis donc curieuse, si certaines d’entre vous ont des sources un peu plus sérieuses sur le sujet, d’en apprendre plus sur ce débat afin d’essayer de démêler le vrai du faux! Qui sait j’en ferai peut être même un vendredi intello!

 

Et toi? Qu’en penses tu? Pour ou contre les échos répétées? 3D de surcroit?

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La différence entre mes grossesses #3 – Le look

 

Aujourd’hui je publie en retard. Parce que hier soir, rapport à une Miss B malade qu’il a fallu bercer et qui aprés ne voulait plus dormir, je n’ai pas eu la force ou le temps, je sais plus, de vous écrire un article. Je me rattrape donc de ce pas.

 

Revenons sur ma série ‘La différence entre mes grossesses’. Je vous ai déjà exposé en quoi mes grossesses avaient varié point de vue fatigue et désagréments liés à l’état baleinesque. Je souhaite maintenant aborder le point de vue vestimentaire, suite à une remarque d’une collègue ce matin. Cette collègue me dit en effet: ‘Ah j’aime bien ton t-shirt!’ Ce à quoi je n’ai juste pas répondu parce que dire ‘Moi pas’ ça aurait un peu surpris.

 

Pour ma première grossesse, je n’avais logiquement aucun vêtement de grossesse en stock. Je n’avais également pas de bébé (tout aussi logiquement me diras tu). J’avais donc un budget un peu plus large que celui que j’ai aujourd’hui. Je ne me suis pas pour autant ruinée en vêtements mais j’avais fait l’acquisition de quelques pièces neuves et d’un gros lot de vêtements achetés sur Ebay.

 

Le style des vêtements achetés neufs, c’était ça:

 

Rhoo les beaux messages!

 

Le style du lot Ebay était un peu différent mais ça sentait la première grossesse quand même (il y avait du boy or girl, du fille ou garçon, du petit coeur et du bébé dans le ventre de maman). Il y avait du H&M et du Kiabi globalement, des vêtements d’été principalement (j’ai accouché en juin la première fois et dans l’Hérault c’est vite l’été).

 

Revenons à ma grossesse actuelle. La situation a changé: 1. J’ai maintenant des vêtements de grossesse dans mes placards. 2. J’ai un budget tout riquiqui voire inexistant pour compléter cette garde robe. Or là c’est le drame parce que je ne peux plus voir ces messages en peinture. Mais plus du tout. Alors forcément quand on me dit ‘ah sympa ton tshirt!’ alors que sur le dit tshirt il y a une merveilleuse inscription du type: ’9 mois de douceur et de tendresse’ ou ‘bébé en préparation’, j’ai un peu du mal à répondre que ‘oui il est trop bien’. J’ai essayé une fois d’expliquer que je n’aimais pas mon tshirt mais que c’était ça ou me balader le ventre à l’air. Et bien mon interlocutrice a eu l’air plus gênée qu’autre chose. Donc maintenant je dis rien.

 

En plus pas de chance mais les seuls vêtements qui me plaisaient, ne serait ce qu’un tout petit peu, je ne peux pas les mettre. Soit je ne rentre pas dedans (je ne fais pas le même poids que pour ma première grossesse et oh surprise je suis plus grosse…), soit c’est du vêtement franchement estival. Donc tant pis je mets mes vêtements pas beaux.

 

Si j’avais un budget pour m’acheter de la fringue de grossesse, je choisirais ça pour cette deuxième (et peut être dernière) grossesse (j’ai choisi que des robes tu vas voir):

L’indispensable Mood Kit d’Oefshop – 135€ quand même (donc je m’en dispense en fait)

Et avec ce merveilleux mood kit, je pourrais mettre toutes ces jolies robes!

Robe Anisa - Emoi Emoi - 180€ (c'est pour quand j'irai en Sibérie)

 

Robe Emmanuelle - Mamanana - 85€ (en plus elle fait robe d'allaitement aussi)

 

Robe Nicola - Emoi Emoi - 229€ (pour être belle à Noël)

 

Robe Sofia - Mamanana - 110€ (robe d'allaitement également comme toutes les robes Mamanana)

 

Robe - TopShop - 60£ (parce que nos amis English savent s'habiller quand même)

 

Et dans ces boutiques, tu peux en trouver plein d’autres qui sont très jolies… Et très pas dans mon budget aussi…

 

Autant te dire que maintenant que je t’ai fait cette petite sélection, je déteste encore plus mon t-shirt!

 

Et toi? C’est quoi ton style pendant la grossesse?

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L’essence du plaisir…

Un petit titre aguicheur dont il faut retenir le mot ‘essence’ (plaisir aussi si on veut, mais pas comme tu te l’étais imaginé petit(e) coquin(e)!)

 

Le lieu du crime

 

Normalement, quand on te dit essence, tu penses

- voiture

- cher

- très cher

- vraiment trop cher

- inflammable

- ça pue

- et puis peut être mais c’est pas sûr, cher

 

Et bien moi un truc qui n’a pas loupé, et ce pour mes deux grossesses, c’est que je me métamorphose en shootée de l’essence. C’est mon bonheur d’aller faire le plein (ça fait toujours aussi mal à mon porte monnaie je te rassure). Je pense que les gens aux pompes autour de moi doivent se poser des questions:

 

- Quidam 1: Dis la fille la bas, elle a pas l’air bizarre?

- Quidam 2: La nana en cloque? Et ben qu’est ce qu’elle a? A part un jean trop petit pour elle et un tshirt ‘Bébé à bord’, je veux dire.

- Quidam 1: Bah regarde là, elle arrête pas de sniffer l’air à plein nez. Comme si y avait le feu ou quelque chose.

- Quidam 2: Ah ouais t’as raison. Elle a l’air un peu shootée aussi non?

- Quidam 1: Ouais, chais pas c’est biz… Nan mais regarde!! Elle est en train de renifler le pistolet!

- Quidam 2: Mais carrément! Et elle se sniffe les doigts aussi!

A ce moment, je les aperçois et je file dans ma voiture, rouge de honte (comme ça je suis assortie à mon beau tshirt ‘à  message’ – pour ne pas dire gnian gnian – Kiabi que je me traine de ma première grossesse – j’étais guimauve).

 

C’est vrai, je kiffe l’odeur de l’essence. Mais juste quand je suis enceinte. Sois sans crainte, je me raisonne et je ne respire pas à dessein les vapeurs d’essence. Et je n’en bois pas non plus. (Ça m’a tentée, mais je suis pas convaincue des effets positifs sur Mamzelle B.)

 

Et toutes les odeurs bien chimiques me font planer pareil. Genre il a fallu que j’aille chez Feu Vert pour acheter du liquide de refroidissement et là j’ai découvert mon nirvana personnel, ça sentait le pneu tout neuf à plein nez, c’était le pied. Depuis je vais chez Feu Vert toutes les semaines! Le lundi c’est Feu Vert, le mercredi c’est Norauto et le vendredi c’est Midas. Ils me reconnaissent maintenant, tu sais. Je suis une sorte de célébrité je pense (et/ou la tarée du coin, barrez la mention inutile).

 

Donc si tu vois une femme enceinte aux alentours de Montpellier qui prend l’air béat quand elle fait le plein ou quand elle marche en pleine circulation, auréolée de gaz d’échappement, cherche pas, c’est moi!

 

Et toi? Des phénomènes bizarres liés à ta grossesse? Un amour des odeurs fortes et chimiques même quand tu n’es pas bourrée d’hormones? Quelque chose d’inavouable à nous révéler?

 

 

 

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La différence entre mes grossesses #2 – Les désagréments

Je vous disais hier que je ne vis pas cette grossesse de la même manière que la première, notamment au niveau de ma fatigue.

 

Mais ce n’est pas la seule différence. A vrai dire la gestion de la grossesse tout court est différente pour moi cette fois ci.

La première fois, c’était neuf. C’était beau, c’était magique. Il y avait des désagréments c’est vrai, mais c’était pour la bonne cause.

Ce coup ci, c’est toujours pour la bonne cause mais c’est juste « #@#.

 

Petite liste non exhaustive de tout ce qui passait bien la première fois et qui me gonfle la seconde:

 

Moui c'est pas une photo de moi, mais faut pas me demander d'en avoir dans ma maison alors que je peux pas y toucher!! Vous me manquez, mes petits chéris!

 

- Ne pas boire d’alcool. Oui je sais on a vu fleurir ici ou les études relativisant les effets de l’alcool sur les fœtus. Mais il n’en reste pas moins que cela peut être fatal. Donc pas d’alcool. Du tout. Mais ça fait envie je trouve… A la base, je ne suis pas une alcoolique forcenée mais depuis que Miss B est née, ça nous coûte moins cher d’ouvrir un petit blanc sec bien de chez nous que de se faire une sortie avec baby sitter donc c’était un peu nos pauses couples à nous. Alors bien sûr sans alcool la fête est plus folle tout ça, mais on dira ce qu’on voudra le Champomy ça vaut pas un bon Chardonay. De ce que j’en ressens, plus je m’approche du terme, mieux ça va de ce côté là. Non pas que je m’habitue à la vie sans alcool, mais je me rapproche de la coupette de la victoire! (Et après je rempile sur un allaitement #fail)

 

- Ne pas manger de sushis. Oui c’est hyper cliché. Mais c’est vrai. Juste j’adore les sushis. Et comme le Père Truc est fan du Japon (d’ailleurs si tu aimes les Shojo, va faire un tour ), quand on fait resto, c’est souvent jap (c’est à dire pas souvent, vu que les restos c’est quasi jamais en ce moment…). Je mâchonne mes Yaki pendant que meussieur s’enfile les sushis et pire les California Maki (mon graal personnel). Heureusement, on a trouvé une parade à peu prés passable: les sushis/makis Picard. Ça ne vaut pas du poisson frais mais c’est du poisson sans toxo alors c’est mieux que rien. Un peu comme un patch anti-nicotine pour un fumeur j’imagine.

 

- Aller tous les mois au labo. Prise de sang pour ma copine la toxo (que j’ai le sentiment que je n’attraperai jamais malgré mon amour pour la viande peu cuite, mes trois chats et ma non maniaquerie sur le lavage de légumes – je vous rassure en temps de grossesse, je freine sur la viande bleue et les légumes mal lavés. Les chats je m’en occupe peu en tout temps, de toute mani-re.) et pipi dans le bocal pour l’albumine (que je sais même pas ce que c’est). D’ailleurs, c’est très mal, mais j’ai tendance à y aller plutôt tous les mois et demi (je sens que je vais perdre une partie de mon lectorat, déjà peu fourni). Oui c’est pas bien du tout. Mais c’est juste ‘fiant’. Parce qu’aller au labo après avoir posé Miss B à la crèche, ça me met très à la bourre pour le boulot. Parce qu’aller au labo avec Miss B le vendredi matin, c’est juste impensable. Parce qu’il faut que j’y aille le samedi matin (le Père Truc s’occupe de mini Godzilla – oui c’est de Miss B dont je parle là) mais que ça signifie sacrifier ma grasse mat (et vu mes galères de fatigue, vous comprendrez bien que c’est pas l’envie qui manque…). Oui, c’est des excuses débiles. Oui, si mon bébé est mal-formé parce que j’attrape la toxo et que je ne m’en rends pas compte assez vite du fait de ma paresse, je serai proche du suicide. Mais voilà ça me gonfle (c’est un peu le but de l’article de parler de ça d’un autre côté) et il m’arrive de décaler d’une semaine.

 

- Être grosse (et moche). Mes collègues (et mon médecin) trouvent que je fais beaucoup plus enceinte que je ne suis réellement. Et elles n’ont pas tort. Je suis énorme. Plus que la première fois. Deux fois plus que la première fois. Et je ne trouve plus ça poétique ou romantique. Je trouve ça juste encombrant. Je ne rentre dans rien, je ne peux même pas réutiliser les fringues de la première fois, rapport que c’est pas la bonne saison. Et comme j’ai un budget fringues de grossesse ultra limité, je fais avec ce que j’ai. Je vous laisse imaginer le look à tout épreuve. Sans parler de mes amies les vergetures (j’ai la peau très claire et qui ‘pète’ bien). J’en avais eu beaucoup pour Miss B, naïvement j’avais pensé que c’était bon, que je ne pouvais pas en avoir plus, que j’avais atteint le fond de l’abysse aux vergetures. Que nenni, depuis le 3ème mois il m’en pousse de nouvelles… Au dessus du nombril. Quand Miss B s’était chargée du dessous. Si jamais je rempile pour un troisième, il ne restera que le dos et les joues à strier à ce train là…

 

C'est pas moi. Ben non, moi j'en ai au dessus du nombril aussi...

 

- Aller chez le médecin tous les mois. Sur ce coup là, je suis peut être un peu unique. Parce que je vois bien que les femmes enceintes aiment bien aller prendre des nouvelles de leur petit tous les mois. D’ailleurs pour Miss B, j’adorais ces rendez vous (à part le moment de la balance quand même, guimauve mais pas maso hein). Alors oui c’est vrai c’est rassurant de savoir que tout va bien. Mais c’est lourd comme protocole je trouve. Je ne sais pas si tous les mois c’est vraiment vraiment nécessaire pour les grossesses ‘normales’. En plus, ça fait un moment que je la sens bouger Mamzelle B, donc je sais qu’elle est vivante. Je connais aussi mon état de forme, si je ne me sens pas bien, je peux très bien prendre rendez vous toute seule… Alors que ces rendez vous imposés auxquels on se rend pour pas grand chose c’est un peu usant.

 

- Ne pas bien dormir la nuit. Non ça je déconne, je trouvais ça déjà tout pourri la première fois.

 

Et vous? Quelle différence dans votre ressenti pour vos différentes grossesses?

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La différence entre mes grossesses #1 – La fatigue

Salut les gens,

 

Ce dimanche, journée un peu pas glop, et ça m’a donné l’idée d’un billet sur la différence entre mes deux grossesses. Billet que je pense faire de manière fractionnée parce qu’en fait il y en a plein des différences.

 

Pour démarrer, je te propose d’aborder la gestion de la fatigue physique de la grossesse.

 

 

Quand j’étais enceinte de Miss B, j’étais fatiguée au premier trimestre et au dernier. Là c’est pareil je suis fatiguée à peu prés à ces mêmes périodes.

 

Sauf que la première fois, je pouvais dormir quand je voulais. Si je ne me sentais pas en forme, je restais au lit et personne ne s’en trouvait plus mal (à part mon ours en peluche – oui j’ai encore mon ours en peluche quand je dors!). Et ce coup ci, ça marche pas du tout pareil.

 

Énoncé du problème:

Dimanche matin – 06h30. Miss B pleure. Elle dort depuis plus de 10h, il est 6h passé, je n’ai pas de raison valable (à mes yeux) de la laisser pleurer dans son lit. Il faut donc la lever.

 

Solutions possibles:

 

- Solution 1: Je déclare que je suis vraiment trop fatiguée et que je ne peux pas me lever. Le Père Truc se lève mais me trucide verbalement parce que normalement le dimanche c’est sa grasse mat (moi j’ai le samedi). Je finis par émerger à 10h00 et le Père Truc est crevé. Résultat, on se prend le bec toute la journée et je culpabilise de lui avoir piqué sa grasse mat.

 

- Solution 2 (appliquée aujourd’hui): Je me lève et m’occupe de Miss B. A 09h00, je considère que le Père Truc a assez dormi et je laisse Miss B le réveiller. Je pousse le Père Truc hors du lit pour qu’il s’occupe de sa fille et je me rendors jusqu’à 11h00. Résultat, le Père Truc se sent lésé de sa grasse mat avortée, j’ai la tête dans le *** et suis obligée de refaire la sieste pendant la sieste de Miss B et en prime on se prend le bec toute la journée (mais je culpabilise moins).

 

- Solution 3: Je me lève et m’occupe de Miss B. Je tiens en mode zombie jusqu’à la sieste de Miss B et m’écroule pour une sieste. Qui ne sera pas assez longue. Résultat, je suis crevée toute la journée, je me traine, je suis irritable et pas cool avec Miss B et le Père Truc.

 

- Solution 4: Je me lève et m’occupe de Miss B, le Père Truc nous rejoint à 8h00 et nous prenons un petit déj en famille. Nous allons tous jouer au parc avant de préparer le déjeuner. Après avoir couché la petite, nous faisons un brin de ménage avant de nous offrir un bon café/thé. Puis nous faisons une super sortie du dimanche et nous nous amusons comme des fous toute l’après midi. Le soir, nous préparons un délicieux repas. Quelle belle journée. Ah ouais, ça c’était la version Wondermaman. Enfin, on arrivait à se tenir à (à peu prés) ça quand je n’étais pas dans les affres de la fatigue made in grossesse.

 

- Solution 5: Le problème ne se pose pas. Miss B est un produit de mon imagination, si je remets mes boules Quies et que j’y crois très fort ce bruit étrange va s’arrêter et je pourrais dormir. Ah non. #fail

 

- Solution 6: Elle pleure mais pas chez moi, chez ma mère. Et moi je dors. Cette solution est carrément valable, j’en rêve et ma mère aussi (elle ne se rend pas bien compte, je pense). Sauf que ma mère vit à 800km. Et ma belle mère (qui serait tout aussi ravie) à 900.

 

En gros, pas de solution miracle pour nous. On est donc obligés de naviguer entre les 3 premières solutions. Et quelle que soit celle qu’on choisit, deux constantes: je suis fatiguée (et éventuellement le Père Truc aussi) et surtout, on se répond sèchement pour un oui pour un non. Et c’est ça qui me gêne le plus sans aucun doute.

 

En synthèse, une grosse différence entre mes deux grossesses c’est que je ne peux plus gérer ma fatigue toute seule dans mon coin. On doit le faire tous les trois, le Père Truc, Miss B et moi. Et comme Miss B ça lui passe au dessus (mais total), c’est juste le Père Truc et moi. Et force est de constater qu’on y arrive mal. (Rassurez vous on n’envisage pas de se séparer, notamment parce qu’on voit pas bien comment ça réglerait le problème.)

 

Et vous? Des témoignages sur le sujet? Des idées?

 

 

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