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Kiné ou bourreau?

Instrument de torture n°1 de l'inquisiteur

Miss B est malade (ça nous change… Ou pas…)

 

Devant l’insistance de la crèche à me répéter quotidiennement que ma fille tousse (quelque part j’avais déjà remarqué), j’ai bien compris le message et je leur ai envoyé le médecin. Et oui ma crèche est chouette: ils prennent les enfants malades (mais soignés) et le médecin du village peut y aller en visite. Ça évite de prendre des congés enfant malade, c’est déjà ça.

 

Le médecin est passé cet après midi et je reçois un coup de fil de la crèche pour m’informer qu’il prescrit à ma fille des séances de kiné respiratoire et pour me demander si un rendez vous ce soir à 19h15 chez le kiné ça me convient. Je tire la gueule. Pour la petite histoire, Miss B a passé une bonne partie de son temps chez le kiné sur l’hiver 2010-2011 et je n’étais pas vraiment enchantée de remettre ça. Surtout qu’avec son caractère, comment dire, bien trempé, les séances sont compliquées (et pas qu’un peu).

Je réponds donc à la charmante jeune femme que j’ai au téléphone que le pneumologue que nous avons vu en avril considérait que la kiné respiratoire ne servait à rien. Mais que j’allais quand même prendre le RV du soir.

 

En passant récupérer ma fille à la crèche ce soir, j’ai la suite de l’histoire. La même jeune femme que j’ai déjà eu dans l’après midi (appelons la Madame Crèche, ça sera plus simple) me dit avoir indiqué au médecin ma remarque. Et qu’il aurait fait un bond de 3 mètres. Il faut dire que sa femme est kiné (c’est chez elle que le RV est pris). Alors je ne suis pas certaine de son objectivité en la matière.

 

Instrument de torture n°2 du bourreau

J’ai passé mon temps entre le coup de fil de Madame Crèche et le RV à faire un compte à rebours. Dans 3 heures, on y sera. Dans 2 heures, on partira là bas. Dans 1h30, ça sera fini (normalement). Etc. C’est dire si j’avais hâte.

 

Je me suis tâtée pour faire manger la Miss parce que je me souvenais que dans l’idéal c’était mieux de ne rien manger avant. Mais bon avec un RV à 19h15, elle aurait vraiment eu trop faim. Donc elle a mangé (et bien en plus!).

 

A 18h55, on est parti. Déjà Miss B a pleuré pour s’installer dans la voiture, ça démarrait bien. Et puis on est arrivé. Une fois le manteau enlevé, Miss B était circonspecte et inspectait les environs. Elle n’a pas eu l’air de reconnaitre la kiné, mais c’est normal on ne l’avait pas vue depuis 6 mois (et j’aurais tant aimé que cette séparation se prolonge *cry*). Puis est venu le moment fatidique de s’installer sur la table de massage. Et donc de quitter mes bras. Il est 19h17. Miss B se met à hurler.

 

 

 

19h45. Miss B arrête de hurler en retrouvant mes bras.

Entre temps, j’ai eu droit à ‘Elle a de la force, c’est fou!’ quand Miss B se débattait de plus belle, ‘Elle est vraiment costaud et puis elle se met dans un état! Alors que là c’est pas grand chose…’ et puis aussi ‘Elle a son tempérament, dites voir’. A la décharge de la kiné, tout est vrai. Ma fille est tonique, elle l’a toujours été et elle a un tempérament de feu (elle peut se fâcher pour une cuillère qu’on lui a donnée alors qu’elle voulait la prendre elle même, alors une séance de kiné respiratoire j’en parle même pas).

 

Instrument de torture n°3 du psychopathe

Je ne veux pas jeter la pierre à ce médecin ni à cette kiné parce qu’ils sont tous deux fort sympathiques et que je pense qu’ils souhaitent le meilleur pour Miss B. Mais je ne peux m’empêcher de m’interroger. Quand on voit l’état apocalyptique dans lequel se met Miss B pendant 30 MINUTES (c’est long, 30 minutes) et que l’on se dit que la kiné respiratoire est controversée, on se demande si vraiment ça en vaut la peine.

 

Avant la remarque du pneumologue sur l’inutilité de cette pratique, j’avais déjà lu un article où était mentionnée une étude indiquant qu’en milieu hospitalier, les enfants bénéficiant de lavages de nez seuls avaient eu la même courbe de guérison que les enfants ayant droit au combo lavage de nez et kiné respiratoire. Mais l’étude ne prétendait pas indiquer que les résultats seraient les mêmes en dehors de l’hôpital.

 

En l’absence de certitude médicale sur le sujet, je me plie aux conseils de mon médecin, nous retournons donc chez la kiné lundi matin à 08h00. J’ai déjà hâte.

Mais je me réserve le droit de tout arrêter si je n’ai pas le sentiment que cela fonctionne. Parce que vraiment ça fait mal au cœur de voir Miss B, secouée de sanglots, me tendant les bras depuis les genoux de la kiné et entrant dans cet état de furie presque démente.

 

Et vous votre avis sur la kiné respiratoire? Une expérience à partager?

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